Le safari des profs 1

Jérôme Konrad, boss du game. On le trouve chez structo, un bureau actif dans le développement web. C’est un open-space qui héberge plusieurs structures indépendantes. Il est situé rue, à un jet de pierre de la Coupole. Quand on ouvre la porte, on bute sur une antique table de ping-pong.
Hello Jérôme, pour commencer, peux-tu nous résumer ton parcours d’études ?
A la fin de ma scolarité obligatoire, j’ai intégré le centre professionnel de Neuchâtel pour une formation de médiamaticien qui, à cette époque, était un tout nouveau métier. Ce qui m’avait le plus attiré dans cette formation c’était la partie graphisme et vidéo. Mon diplôme en poche, j’ai continué avec une autre toute nouvelle formation – Interactive Media Design – à l’école d’arts appliqués de la Chaux-de-Fonds. J’ai fait deux CFC à la suite.
Comment es-tu entré dans le monde du travail ?
Comme mon père avait sponsorisé mes études, je lui ai dit qu’il n’avait plus besoin de me donner d’argent de poche. Phrase que j’ai regrettée presque immédiatement. Comme mon but était de devenir indépendant j’ai directement créé mon entreprise : Structo. Au début, ça ne payait pas les factures, j’ai dû aligner les jobs alimentaires comme transporter des palettes de légumes, effectuer des livraisons, ou encore travailler dans des bars. Ça, c’était le plus pratique : je travaillais les mardi et vendredi soirs, ce qui me laissait beaucoup de temps en parallèle pour gérer mes premiers mandats.
Et comment t’es-tu affirmé ?
J’ai la chance d’avoir un père entrepreneur assez connu à Bienne, donc les gens savaient plus ou moins qui j’étais. Les premiers mandats sont arrivés principalement par le bouche-à-oreille, parce que notre travail était bon et parce qu’on était une équipe sympa. Au début ça a pris un peu de temps : le fait qu’on ait tous un job à côté nous a passablement ralentis dans le développement de l’entreprise. Puis on s’est plus concentré sur le web. Grâce à notre bagage graphique, on pouvait communiquer avec des graphistes qui nous sous-traitaient la partie web de leurs mandats. Grâce à ça, on s’est mis en lien avec beaucoup de petits bureaux qui nous ont amené des projets intéressants.
Et comment as-tu atterri dans notre école?
L’école a publié des annonces pour des postes d’enseignant.e.s pour la nouvelle classe mixte CPMD. Comme j’ai fait deux CFC sur les trois de cette formation, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée. La réalité est un peu plus exigeante que ce que j’imaginais. Mais, comme je vis de manière un peu opportuniste, j’ai pris ça comme un signe : je me laisse guider par le destin, je surfe sur la chance.
Y’a-t-il des aspects qui te déplaisent dans l’enseignement ?
Ce qui m’emmerde le plus, c’est la discipline. Déjà parce que je n’étais pas un exemple en la matière. Et ensuite parce que si les gens ont des bons résultats, c’est que ça se passe bien. La discipline est à mon avis vraiment secondaire.
En guise de conclusion, c’est quoi ta vision de la vie ?
En guise de conclusion, c’est quoi ta vision de la vie ?