Ce n’était pas vraiment un changement de voie, mais plutôt une décision d’arrêter les travaux alimentaires qui n’ont pas de liens avec l’art, parce que ce sont vraiment des problématiques difficiles. Par exemple, après mon séjour à Zurich qui était vraiment génial, j’ai rejoint mon copain à Genève. On habitait aux Pâquis, haut-lieu de la prostitution, et je travaillais dans un kiosque qui vendait des magazines pornographiques. Toute la journée j’avais des images explicites sous les yeux et les prostitué.e.s venaient chercher leurs packs de 100 préservatifs. A ce moment-là, je me suis dit que ce n’était pas possible et que je ne ferais plus rien d’autre que des travaux artistiques.