Les élèves en deuxième année de graphisme ont conçu des affiches pour la Dampfzentrale de Berne, illustrant visuellement son Code of Conduct. Chacun a développé une approche unique, alliant créativité et lisibilité pour transmettre ces messages avec impact.
Dans le cadre d’un projet en communication visuelle, les élèves ont conçu des affiches pour la Dampfzentrale de Berne, un centre culturel dédié à l’art contemporain et à la musique expérimentale. Leur mission : traduire visuellement les messages du Code of Conduct, qui définit les comportements attendus dans cet espace.
Chaque élève a développé une série de quatre affiches avec une approche unique, alliant créativité et lisibilité. L’objectif était de transmettre ces messages de manière impactante, sans recourir aux stéréotypes, et en s’adaptant à l’identité du lieu.
Parmi toutes les propositions, les affiches de Pauline, Amélie, Anaïs et Loïc, ont été retenues pour leur originalité et leur pertinence visuelle. Voici un aperçu de leur travail et de leur démarche.
Pauline a choisi des formes abstraites orange et bleues pour traduire les règles de vie du lieu. Son objectif était de trouver un équilibre entre une approche graphique forte et une lisibilité optimale. Avant de se lancer dans la conception, elle a exploré plusieurs pistes visuelles pour déterminer celle qui serait la plus efficace dans ce contexte.
Son principal défi a été de s’assurer que ses choix formels ne nuisaient pas à la compréhension du message. Travailler avec des formes graphiques et un fond richement orné lui a permis d’affiner sa maîtrise de la composition et de renforcer son regard artistique.
Amélie, de son côté, a opté pour une approche plus minimaliste et inclusive. Elle a réalisé des recherches approfondies sur la Dampfzentrale et exploré différentes références visuelles avant d’arrêter son choix. Son style repose sur des personnages aux traits simples, non genrés, et elle utilise une palette réduite à un bleu et un rouge afin d’éviter les stéréotypes.
Elle a particulièrement travaillé sur la typographie et la mise en page, s’assurant que son message reste clair et accessible. Ce projet lui a permis de relever plusieurs défis techniques, notamment l’intégration des éléments graphiques et le respect de l’identité du lieu.
Anaïs a travaillé en noir/blanc, inspirée du travail de Keith Haring, pour maximiser l’impact de ses affiches. Son concept repose sur une série de quatre compositions interconnectées, chacune illustrant une règle de vie liée aux interactions humaines.
Elle a utilisé des motifs répétitifs et un élément central fort pour chaque affiche, mettant en avant des principes comme le respect, l’écoute ou l’entraide. Ce choix esthétique renforce la lisibilité et attire immédiatement l’attention du spectateur.
En partageant son travail avec des personnes extérieures au graphisme, elle a pu recueillir des retours constructifs, qui lui ont permis d’affiner ses visuels et de s’assurer que ses affiches étaient percutantes et compréhensibles par tous.
Loïc voulait éviter une approche trop prescriptive et a cherché à provoquer la réflexion plutôt qu’imposer un message moral. Pour cela, il a misé sur une composition visuelle forte et évocatrice, intégrant des éléments graphiques qui laissent place à l’interprétation.
Avant d’entamer la conception, il a mené des recherches approfondies sur les méthodes de communication visuelle utilisées dans l’espace public, explorant les codes graphiques de campagnes de sensibilisation ou des affiches plus artistiques et engagées.
Son processus créatif a inclus des expérimentations avec la photographie et des collages de matériaux variés, qu’il a ensuite retravaillés sur Photoshop. Malgré un temps limité, il a su concevoir une affiche où la typographie occupe une place centrale, garantissant une bonne lisibilité et un impact visuel immédiat.