Vingt figures biennoises

Le Nouveau musée de Bienne rend hommage à vingt figures marquantes de la vie biennoise à travers l’exposition 20 Figures biennoises / 20 bieler Köpfe. À cette occasion, deux classes de B:B, graphistes et CPMD de deuxième année, ont été invitées à collaborer avec l’équipe du musée pour produire des portraits plus inattendus qu’ à l’accoutumée. On s’est entretenu avec son conservateur pour savoir pourquoi le Musée a décidé de solliciter les regards croisés des élèves de l’école d’art.
Pouvez-vous décrire dans vos mots la thématique de l’expo :
Tiago (CPMD2) : On a hérité d’un personnage tiré au sort et on a dû raconter son histoire. Leo (GRFK1): Nous, on devait le représenter à travers un travail graphique. Max (GRFK1): Oui, visualiser son histoire. Joey (CPMD2): Moi je dirais « portrait animé ».
Comment s’est passé la recherche pour chacun d’entre vous?
Joey : L’idée du projet qui est de représenter une personne sous forme de portrait en animation, c’était pas mal. J’ai eu du plaisir à créer quelque chose de concret. Surtout, parce que c’est exposé, et que le public peut le voir. Mais au niveau des consigne, et pédagogiquement parlant, c’était un peu difficile. Tiago : Travailler pour la première fois à l’extérieur et avec un musée c’est hyper cool. Mais j’aurais aimé être un peu plus libre. Comme Joey, je pense que c’était un peu dur avec les profs. Mais c’était sûrement aussi dur de leur côté. Je trouve qu’on aurait dû nous laisser plus de liberté dans la forme à utiliser pour faire ce portrait. Leo: Nous a reçu Ernst Studer. On n’avait pas beaucoup d’informations sur ce personnage. On savait qu’il était cheminot, qu’il était de Bienne, et puis qu’il avait évité un bain de sang en parvenant à arrêter une manifestation. On a décidé de mettre en œuvre notre travail avec les informations qu’on avait à disposition, sans effectuer des recherches supplémentaires ou plus profondes, à vrai dire. Max : On avait des informations vraiment limitées. Mais un monsieur du musée très sympa nous a aidés en nous donnant des livres et des articles.
Qu’avez vous appris sur Bienne en réalisant ce mandat ?
Joey : Moi, j’avais quand même une figure qui assez connue, Eduard Lanz. C’est l’architecte qui a notamment construit la maison du peuple. J’ai appris justement que Bienne était quand même assez socialiste, ce qui se voit au niveau de l’architecture, avec ces briques rouges. Je ne suis pas Biennois, donc j’ai découvert un nouvel endroit. C’est juste devant la gare : une grande maison rouge arrondie, que jusque-là, je n’avais jamais vue. Tiago : Moi j’ai trouvé intéressant mon personnage, parce que j’ai pas eu quelqu’un de connu du tout, Edmund Ketterer : on m’a attribué un ouvrier qui travaillait dans les tréfileries à Bienne et du coup j’ai appris beaucoup de choses sur cette époque. En plus c’est juste à côté de chez moi et je ne savais même pas que les bâtiments d’en face étaient des anciennes tréfileries.
L’idée que votre travail va peut-être figurer dans une exposition permanente, ça vous fait quoi ?
Joey : C’est très gratifiant. Au vernissage, tout le monde qui vient te donner un avis sur ton œuvre. Je pense que c’est le moment le plus intéressant. Mais si mon travail reste visible dans une expo que beaucoup de gens viennent voir, je serai heureux de pouvoir dire que mon art est exposé en permanence. Au niveau professionnel c’est vachement bien. Tiago : Moi ça m’a dérangé un peu que je ne puisse pas retoucher mon travail. Je ne suis pas artiste, mais on est en pleine évolution, et je trouve dommage qu’un résultat pas forcément abouti reste longtemps exposé. Je serais ok qu’elle reste dans la collection permanente, si je pouvais la retoucher. Leo : C’est bien pour nous. On n’est qu’en deuxième année et on peut déjà être exposé dans un musée bien établi. Et puis qu’il y ait aussi des gens extérieurs de l’école qui puissent voir nos travaux, je trouve ça vraiment cool. Moi en tout cas, je suis très heureux de voir mon travail exposé dans un musée. Max : Pouvoir réaliser des mandats visibles pour le public, et non fictifs, c’est pas mal. Parce que ça nous donne une idée de comment ça va être plus tard, après l’apprentissage, quand on va travailler dans un bureau, pour des clients.
Est ce que vous êtes contents de votre résultat ?
Tiago : Étonnamment oui, parce que même si j’étais pas très content du résultat final de mon animation, je trouve que les gens qui ont installé l’exposition ont fait un travail super. Même les travaux pas parfaits, ils ont réussi à bien les mettre en valeur. Leo : Moi je dirais moyen. Parce qu’on n’a pas très bien géré notre temps et on aurait pu faire quelque chose de mieux. Mais ça reste présentable, je pense qu’on a quand même bien travaillé à deux. C’est compliqué parce qu’on a l’habitude de travailler normalement plutôt seul sur des projets. Le fait qu’on soit deux, ça veut dire qu’il fallait aussi qu’on se répartisse les tâches, qu’on communique. Et parfois aussi il y avait un eu un manque de motivation qui fait que c’est pas notre meilleur projet. Max : Ben moi, je trouve qu’on peut être fiers de nous. C’était un projet où on était les deux malades pendant quelques jours, l’un après l’autre. C’est à dire qu’on a eu moins de temps pour travailler ensemble, mais on a quand même rendu quelque chose. Joey : Je suis assez content et fier de mon travail au vu du processus de travail. Après, si c’était un work in progress, je pourrais potentiellement faire mieux.